Le point sur...

Budget 2015 : une politique d’austérité, injuste et inefficace, maintenue et aggravée

jeudi 9 octobre 2014

L’analyse de Daniel Vasseur

En apparence, le gouvernement aurait infléchi son cap. Ne vient-il pas de repousser de 2015 à 2017 l’objectif consistant à ramener les déficits publics à 3% du PIB. Et de 2017 à 2019 celui qui consistait à ramener à l’équilibre le solde dit « structurel » des comptes publics, c’est-à-dire corrigé des effets de la conjoncture ? Malgré la dégradation de la situation économique et ses effets sur les déficits, n’a-t-il pas décidé de renoncer à mettre en œuvre de nouvelles mesures d’ajustement, par souci affiché de ne pas pénaliser davantage notre économie et notre société ?

-Il n’en est malheureusement rien. Ce projet de loi de finances se contente de faire une concession au réalisme : les objectifs initiaux de réduction de déficits ne pourront en aucun cas être tenus. S’il reconnaît que le trajet sera plus long, il maintient et réaffirme le cap : celui de la rigueur. A cet égard, il ne faut pas se laisser abuser par le chœur des éditorialistes libéraux de la place de Paris qui se déchaînent contre « l’incurie » de ce gouvernement, décidément incapable à leurs yeux de tenir ses engagements et d’affronter les lobbys vivant d’argent public. La Commission européenne et le gouvernement allemand ont, certes, froncé les sourcils et promis de regarder de près les nouveaux plans financiers de notre pays, que notre Premier Ministre est allé présenter à Berlin, tout penaud – mais c’était pour y jurer ses grands dieux que la stratégie n’avait pas changé malgré certains retards « indépendants de sa volonté ».

1. Tout d’abord, changer de cap aurait consisté, non à repousser les échéances, mais à mettre en œuvre un programme de relance adapté à l’urgence de la situation.

Quand la récession et la déflation menacent, on ne saurait se contenter de prendre acte de l’impossibilité de réduire les déficits, ce qui est la moindre des choses, et de laisser jouer ce que l’on appelle les « stabilisateurs automatiques » – à savoir de moindres recettes et quelques dépenses en plus résultant du ralentissement de la croissance. Il faut, en effet, mener une vraie politique de relance. Nous ne vivons pas des temps ordinaires, nous ne pouvons pas attendre passivement que l’économie se redresse toute seule, en prenant seulement garde à ne pas prendre de mesures qui l’empêcherait de le faire. Il faut prendre les initiatives nécessaires pour éviter que l’économie ne tombe dans le bourbier de la déflation, dont il sera ensuite très difficile de la sortir, comme le montre l’exemple de la stagnation japonaise, qui dure depuis 20 ans.

Or, il n’y a rien de tel dans ce budget et dans cette nouvelle programmation des finances publiques à moyen terme.

Le gouvernement met en avant que les objectifs de réduction du déficit structurel ont été revus à la baisse, ce que lui reproche, en effet, le Haut comité des finances publiques. Normalement, c’est bien ce « déficit structurel » qui atteste de l’orientation de la politique budgétaire : expansive (tournée vers la croissance), quand il s’accroît, ou restrictive (ayant un effet négatif sur celle-ci), quand il diminue. Toutefois, on fera observer que si la nouvelle programmation a, certes, révisé à la baisse cet « effort », il n’a pas décidé d’y mettre fin. Il a encore moins inversé le cours des choses imprimé depuis 2012 en l’augmentant, comme les circonstances le commanderaient, pour que la politique budgétaire exerce enfin un effet positif sur la croissance. On a réduit les sacrifices, pénibles et contre-productifs (puisqu’ils obèrent la croissance et en définitive la diminution des déficits), mais on n’a pas résolu de changer de politique et de faire ce qu’il faut pour que l’activité redémarre.

Par ailleurs, la réalité de ce ralentissement de la baisse du solde structurel lui-même apparaît éminemment discutable. Il tient aux modifications de certaines conventions de calcul et ne matérialise en aucun cas la décision de baisser globalement les prélèvements ou d’accroître les dépenses. Il s’agit d’un point horriblement technique, mettant en jeu le niveau de l’inflation et l’estimation de la « croissance potentielle », et… très contestable (cf annexe).

La notion de déficit structurel oblige à des raisonnements compliqués mais on peut en faire l’économie et présenter cette analyse de manière simple :

2. En dépit des difficultés actuelles, qui ne font que s’approfondir, le gouvernement a réaffirmé sa volonté absolue de mettre en œuvre le plan de 50 Md€ d’économies, gage selon lui de sa crédibilité aux yeux de Bruxelles, de Berlin, des agences de notation et des marchés financiers. Cela veut dire moins de services publics, moins de revenus sociaux, moins de dépenses d’infrastructure (ce que le PLF appelle pudiquement une « sélectivité accrue ») – c’est-à-dire moins de consommation et d’investissement public, en particulier des collectivités locales. De telles économies vont avoir des effets délétères sur l’économie et ce, très rapidement. L’évolution moyenne des dépenses publiques ne devrait pas dépasser 0,2% en volume de 2015 à 2017, après 0,7% de 2011 à 2013 – contre 2,4% sur la période 2002-2010. Après la rigueur, la « super-rigueur » ! On ne peut pas parler d’un tournant de la relance ni même d’un infléchissement…

Le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 consacrent ce choix fondamental. Les Français subiront toutes sortes de ponctions :

* une réduction des prestations familiales – diminution de la prime de naissance à partir du 2ème enfant, report de l’âge de majoration des allocations familiales, raccourcissement de facto de la durée des congés parentaux

* un gel des pensions de plus de 1200€,

* et bientôt un nouvel effort demandé aux retraités au titre des régimes complémentaires,

* une baisse du budget de l’emploi, en particulier due au repli des emplois aidés,

* une réduction programmée des dépenses d’assurance-chômage,

dans les deux derniers cas, malgré la flambée du chômage.

Plutôt qu’une réduction des dépenses de protection sociale, on aurait attendu de ce gouvernement de gauche un renforcement de la lutte contre la fraude aux cotisations sociales, en particulier dû au « travail au noir ». La Cour des comptes vient de rendre publique une estimation du manque à gagner lié à ces pratiques ; elle dépasserait 20 Md€ par an. Il serait logique que les pouvoirs publics en tirent la conséquence en élaborant un grand plan de lutte contre la fraude – visant à une meilleure application du droit, plutôt qu’à une réduction des droits (sociaux).

Parallèlement, les Français ne profiteront pas de baisses d’impôts autres que cosmétiques. Les 3,5 Md€ de réduction de l’IR liés à la suppression de la 1ère tranche (qui par définition ne bénéficiera d’ailleurs pas aux foyers déjà non-imposables aujourd’hui, donc aux plus modestes d’entre eux) sont largement compensés par toutes sortes de prélèvements supplémentaires : hausse de la contribution à l’audiovisuel public, de la taxe sur la gazole, de la taxe « carbone », des cotisations de retraite et, probablement, des impôts locaux (à la suite de la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales).

3. Cet effort d’économie, si dur pour les Français, a pour contrepartie un gaspillage insensé de deniers publics, sans effet sur la croissance et l’emploi.

Si cette politique budgétaire, qui est et demeure incontestablement restrictive, c’est-à-dire mauvaise pour la croissance, échoue aussi complètement à réduire les déficits – ils se sont remis à augmenter ! – cela tient aussi au fait que cet effort d’économie, qui succède à une hausse généralisée des impôts, finance tout un pan de dépenses – le CICE de 2012, élargi en « Pacte de responsabilité » en 2014 – censées soutenir la compétitivité, la croissance et l’emploi. Or, en réalité, elles constituent un pur gaspillage de fonds publics car les entreprises ont aujourd’hui avant tout besoin de clients. Par exemple, les PME du bâtiment n’attendent pas des aides mais des commandes de la part des communes, alors qu’elles s’apprêtent à sabrer dans leur budget d’investissement. Une grande partie de cette manne va à des entreprises abritées de la concurrence internationale, voire n’en ayant nul besoin : y aura-t-il un seul notaire pour recruter un clerc de plus grâce au CICE ?

Selon le récent bilan du comité de suivi du CICE, celui-ci pèsera déjà à hauteur de 10,8 Md€ sur le déficit de 2014 (les recettes d’impôt sur les sociétés, auquel s’impute le CICE, sont d’ailleurs en train de s’effondrer). Il explique donc presqu’entièrement la différence entre l’objectif fixé en la matière (3,8% du PIB en 2014) et la nouvelle prévision (4,4%). A terme, les comptes publics supporteront le coût de 41Md€ de baisses de prélèvements obligatoires au profit des entreprises – un total qui permettrait d’embaucher 2 millions de salariés rémunérés à temps plein pendant un an et 700 000 personnes rémunérées au salaire moyen de l’industrie !

Le gouvernement a donc renoncé à réduire les déficits dans les délais prévus mais pour garder le même cap : l’austérité au service de la restauration des marges des entreprises. Il vient seulement de prendre acte qu’il ne pouvait ramener les finances publiques à l’équilibre en même temps que déverser des Md d’euros dans les comptes des entreprises. En revanche, il n’a pas tiré les leçons de son échec : d’un côté, un effort de redressement imposé aux ménages et aux citoyens, à la fois douloureux et préjudiciable à la consommation, de l’autre, des aides aux entreprises qui coûtent cher et ne rapportent rien, n’apportant aucun supplément d’activité et d’emploi. Errare humanum est, persevare diabolicum.

Annexe :

un moindre « effort structurel », de pure forme, qui résulte de certaines modifications de calcul

En fait, il s’explique principalement par deux facteurs : le ralentissement de l’inflation et la révision à la baisse de la croissance potentielle de l’économie estimée par certains experts. Le ralentissement de l’inflation a pour conséquence qu’à dépense publique donnée en valeur, l’augmentation de celle-ci devient plus importante que prévue en volume (hors inflation). Par exemple, il aurait fallu, au lieu de geler le montant de certaines retraites, les réduire purement et simplement pour éviter une forme de « dérapage » de la charge des pensions…La correction de la croissance potentielle change elle aussi un terme de référence : puisqu’elle est plus faible, cela signifie que la dépense publique devrait s’infléchir tendanciellement pour s’ajuster et rester « soutenable ». Si elle ne le fait pas, on en déduit qu’elle s’alourdit et contribue à la détérioration du « solde structurel », même si elle ne fait en réalité qu’augmenter comme prévu…Autant dire qu’à chaque fois que la situation économique se dégrade, on révise à la baisse cette fameuse croissance potentielle, ce qui conduit à revoir à la hausse le déficit structurel et à prendre de nouvelles mesures de redressement. Or, celles-ci aggravent encore le ralentissement de l’économie. C’est un vrai cercle vicieux…

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2 réactions

  1. « Cela veut dire moins de services publics, moins de revenus sociaux, moins de dépenses d’infrastructure (ce que le PLF appelle pudiquement une « sélectivité accrue ») – c’est-à-dire moins de consommation et d’investissement public, en particulier des collectivités locales »
    C’est faux si les instances régionales mettent fin aux gaspillages et non aux investissements . C’est evidemment politiquement mauvais pour les elections mais bon pour le pays qui crève de ces gaspillages insensés
    « De telles économies vont avoir des effets délétères sur l’économie et ce, très rapidement. L’évolution moyenne des dépenses publiques ne devrait pas dépasser 0,2% en volume de 2015 à 2017, après 0,7% de 2011 à 2013 – contre 2,4% sur la période 2002-2010. Après la rigueur, la « super-rigueur » ! On ne peut pas parler d’un tournant de la relance ni même d’un infléchissement… »
    Nous sommes toua fait dr’accord sur les effets negatifs .Si l’on limite les économies là ou se trouvent non des investissements mais des depenses de fonctionnement souvent somptuex le problème sera une augmentation passagère du chômage . C’est la purge inevitable par laquelle il faudra tôt ou tard passer Vite les economies genereront des meilleures possibilites d’investissements utiles qui compenseront a moyen terme Il faut du courage civique aux regions pour amorcer la pompe . Mieux vaut que ce là se fasse sous un regime social democrate qui temperera les sacrifices et les repartira plus justement
    « Les Français subiront toutes sortes de ponctions :
    * une réduction des prestations familiales – diminution de la prime de naissance à partir du 2ème enfant, report de l’âge de majoration des allocations familiales, raccourcissement de facto de la durée des congés parentaux
    * un gel des pensions de plus de 1200€,
    * et bientôt un nouvel effort demandé aux retraités au titre des régimes complémentaires,
    * une baisse du budget de l’emploi, en particulier due au repli des emplois aidés,
    * une réduction programmée des dépenses d’assurance-chômage,
    dans les deux derniers cas, malgré la flambée du chômage  »
    Il est evident et non douteux que des sacrifices sont necessaires pour sortir de la spirale insensée ou nous ont menés des politiques démagogiques à droite et à gauche qui depuis 40 ans font du social a crédit
    Les mesures prises ne sont pas de l’austérite ( ce qui serait le cas si Fillon et Cie arrivent au pouvoir en 2017!) La baisse des allocations familiales n’a rien de scandaleux contrairement au piaillement des congregations de la sainte famille de droite – Voir les credits consacrés par nos voisins à la famille Etje me demande si l’accroissement important de la population de notre pays est finalement si utile qu’on le chante sans reflechir … Il y a tant de jeunes sans emplois ..La natalité devrait essentiellement resulter des desirs naturels des parents plus que d’assiatance .
    Le gel , pour un temps d’inflation si basse, des retraites de plus de 1200 euros n’est pas un scnadale Il devrait même être demandé un effort supplémentaire pour les retraits de plus de 4000 € .Il est vrai que nos deputés ne sont pas tous prêts a se suicider ( voir les reactions de certains deputes de droite et de gauche au contôle de leuur indemnite de fonction e…xempte de fiscalité a la télé hier soir !)
    Pour le budget du chômage il est évident qu’il doit être proportionnel aux rentrées de cotisations , sous peine a court terme de deficit incontrôlables Ce serait une irresponsabilité que de ne pas voir celà en face
    Pour envisager une amélioration du chômage et activer une solution aux ponctions que tu cites camarade , il faut :
    – continuer la politique d’aide aux entreprises en faisant les efforts indispensables pour la cibler ( PME – recherche- innovation- developpement- investissments ) et assurer non des objectifs impossibles à déterminer à l’avance mais suivre avec attention les bilans et les distributions de dividendes anormaux et prevoir les sanctions pour recuperer les fonds c’est la seule solution reelle pour favoriser l’embauche et la creation de richesses
    – revoir d’urgence le code du travail afin de reellemnt protéger mieux les travailleurs , cesser de surprotéger ceux qui ont un emploi au détriment des autres.
    Revoir de fond en comble les énormes gaspillages d’une formation ,professionnelle assez inefficace et les conditions de l’apprentissage
    Favoriser les deplacements par des aides au problèmes de transfert de propriétes ou de prêts de logement
    revoir la representativité des syndicats. Rendre l’affiliation a un syndicat obligatoire Ceratins trop corporatistes sont parfois des freins irresponsables ( ex les pilotes d’Air France mis en petil par une minotite privilegiée et iorresponsable

     » Plutôt qu’une réduction des dépenses de protection sociale, on aurait attendu de ce gouvernement de gauche un renforcement de la lutte contre la fraude aux cotisations sociales, en particulier dû au « travail au noir ».
    Voila au moins un point d’accord. Ces fraudes et abus de la solidarite sont le meil du FN qui les amplifie . Le gouvernement doit donc lutter férocement sur ces abus ( pourquoi avoir tant critiqué Rebsamen dernièrement ?) Qui osera dire le vrai budget de la CMU ou les abus sont notoires et particulièrement injustes en ces temps ou il tant demandé a la solidarité des travailleurs . Nous devons demolir par des chiffres , des explications , les arguments souvent spécieux ( cas particukeirs ) qui se repandent rapidement chez beaucoup de nos anciens et naturels camarades C’est le miel du FN!!!
    « car les entreprises ont aujourd’hui avant tout besoin de clients. Par exemple, les PME du bâtiment n’attendent pas des aides mais des commandes de la part des communes, alors qu’elles s’apprêtent à sabrer dans leur budget d’investissement. »
    C’est vrai Mais on ne peut payer des investissements parfois totalement sans rentabilité ( ex la multipliucation intempestive des « ronds point  » qui rapporte beaucoupa certains !)) avec des emprunts Il faut d’abord éliminer les gaspillages et il restera des fonds pour investir judicieusement en crèches , écoles , transports etc.. Les collectivités locales , avant de » sabrer » devront chercher a réduire les augmentations d’ impots locaux …C’est le gaspillage qu’il faut combattre à tous les echelons et la corruption qui en est la fille ainée ( Voir de Sarko à Guerini !)
    « A terme, les comptes publics supporteront le coût de 41Md€ de baisses de prélèvements obligatoires au profit des entreprises – un total qui permettrait d’embaucher 2 millions de salariés rémunérés à temps plein pendant un an et 700 000 personnes rémunérées au salaire moyen de l’industrie ! »
    Si les 41 Md€ sont distribués judicieusement et que les bilans sont suivis avec sanctions sur les dividendes anormaux, l’emploi sera amèlioré de manière perenne et non par « 700.000 emplois pour un an  » Celà dependra des contrôles sur le bilan entreprises C’est là que les deputes frondeurs doivent mettre leur energie !!
    « En revanche, il n’a pas tiré les leçons de son échec : d’un côté, un effort de redressement imposé aux ménages et aux citoyens, à la fois douloureux et préjudiciable à la consommation, de l’autre, des aides aux entreprises qui coûtent cher et ne rapportent rien, n’apportant aucun supplément d’activité et d’emploi. Errare humanum est, persevare diabolicum. »
    Oui : l’erreur est humaine et perseverer est diabolique !!C’est pourquoi, il faut arrêter de gaspiller , de distribuer du social avec des emprunts / La situation est telle que les reformes de fond sont impératives Y compris sans aucun doute et à commencer sur celles concernant les moeurs des grandes Banques : la séparatiuon des activités bancaires s’ avère insuffisnate et elle est extrêmement dangereuswe a moyen terme
    Là oui : agissez camarades frondeurs !!!
    « chaque fois que la situation économique se dégrade, on révise à la baisse cette fameuse croissance potentielle, ce qui conduit à revoir à la hausse le déficit structurel et à prendre de nouvelles mesures de redressement. Or, celles-ci aggravent encore le ralentissement de l’économie. C’est un vrai cercle vicieux »…
    Il est toujours difficile politiquement de sortir des cercles vicieux J’ai connu au Brésil 5 plans de redressemnts contre l’infaltion galopante …Ce n’est qu’au prix d’une transition dure et longue que le pays a trouvé la bonne solution . Lula a contribué à perenniser cette sortie
    Croissance potentielle , déficit structurel ..autant de mots qui recouvrent des chiffres plus ou moins truqués à droite comme à a gauche.
    Mais il y a une réalité concrète indiscutable : c’est le poids croissant de la dette dont les interêts empecheront toute velléité d’investissemnt; si nous ne montrons pas des responsables Car, à mon sens ; le socialisme doit préparer l’avenir d’un monde meilleur et la dette croissante est la garantie d’ aller à contre sens sens !!
    Clay René

  2. Clay René dit :

    « Cela veut dire moins de services publics, moins de revenus sociaux, moins de dépenses d’infrastructure (ce que le PLF appelle pudiquement une « sélectivité accrue ») – c’est-à-dire moins de consommation et d’investissement public, en particulier des collectivités locales »
    C’est faux si les instances régionales mettent fin aux gaspillages et non aux investissements . C’est evidemment politiquement mauvais pour les elections mais bon pour le pays qui crève de ces gaspillages insensés
    « De telles économies vont avoir des effets délétères sur l’économie et ce, très rapidement. L’évolution moyenne des dépenses publiques ne devrait pas dépasser 0,2% en volume de 2015 à 2017, après 0,7% de 2011 à 2013 – contre 2,4% sur la période 2002-2010. Après la rigueur, la « super-rigueur » ! On ne peut pas parler d’un tournant de la relance ni même d’un infléchissement… »
    Nous sommes toua fait dr’accord sur les effets negatifs .Si l’on limite les économies là ou se trouvent non des investissements mais des depenses de fonctionnement souvent somptuex le problème sera une augmentation passagère du chômage . C’est la purge inevitable par laquelle il faudra tôt ou tard passer Vite les economies genereront des meilleures possibilites d’investissements utiles qui compenseront a moyen terme Il faut du courage civique aux regions pour amorcer la pompe . Mieux vaut que ce là se fasse sous un regime social democrate qui temperera les sacrifices et les repartira plus justement
    « Les Français subiront toutes sortes de ponctions :
    * une réduction des prestations familiales – diminution de la prime de naissance à partir du 2ème enfant, report de l’âge de majoration des allocations familiales, raccourcissement de facto de la durée des congés parentaux
    * un gel des pensions de plus de 1200€,
    * et bientôt un nouvel effort demandé aux retraités au titre des régimes complémentaires,
    * une baisse du budget de l’emploi, en particulier due au repli des emplois aidés,
    * une réduction programmée des dépenses d’assurance-chômage,
    dans les deux derniers cas, malgré la flambée du chômage  »
    Il est evident et non douteux que des sacrifices sont necessaires pour sortir de la spirale insensée ou nous ont menés des politiques démagogiques à droite et à gauche qui depuis 40 ans font du social a crédit
    Les mesures prises ne sont pas de l’austérite ( ce qui serait le cas si Fillon et Cie arrivent au pouvoir en 2017!) La baisse des allocations familiales n’a rien de scandaleux contrairement au piaillement des congregations de la sainte famille de droite – Voir les credits consacrés par nos voisins à la famille Etje me demande si l’accroissement important de la population de notre pays est finalement si utile qu’on le chante sans reflechir … Il y a tant de jeunes sans emplois ..La natalité devrait essentiellement resulter des desirs naturels des parents plus que d’assiatance .
    Le gel , pour un temps d’inflation si basse, des retraites de plus de 1200 euros n’est pas un scnadale Il devrait même être demandé un effort supplémentaire pour les retraits de plus de 4000 € .Il est vrai que nos deputés ne sont pas tous prêts a se suicider ( voir les reactions de certains deputes de droite et de gauche au contôle de leuur indemnite de fonction e…xempte de fiscalité a la télé hier soir !)
    Pour le budget du chômage il est évident qu’il doit être proportionnel aux rentrées de cotisations , sous peine a court terme de deficit incontrôlables Ce serait une irresponsabilité que de ne pas voir celà en face
    Pour envisager une amélioration du chômage et activer une solution aux ponctions que tu cites camarade , il faut :
    – continuer la politique d’aide aux entreprises en faisant les efforts indispensables pour la cibler ( PME – recherche- innovation- developpement- investissments ) et assurer non des objectifs impossibles à déterminer à l’avance mais suivre avec attention les bilans et les distributions de dividendes anormaux et prevoir les sanctions pour recuperer les fonds c’est la seule solution reelle pour favoriser l’embauche et la creation de richesses
    – revoir d’urgence le code du travail afin de reellemnt protéger mieux les travailleurs , cesser de surprotéger ceux qui ont un emploi au détriment des autres.
    Revoir de fond en comble les énormes gaspillages d’une formation ,professionnelle assez inefficace et les conditions de l’apprentissage
    Favoriser les deplacements par des aides au problèmes de transfert de propriétes ou de prêts de logement
    revoir la representativité des syndicats. Rendre l’affiliation a un syndicat obligatoire Ceratins trop corporatistes sont parfois des freins irresponsables ( ex les pilotes d’Air France mis en petil par une minotite privilegiée et iorresponsable

     » Plutôt qu’une réduction des dépenses de protection sociale, on aurait attendu de ce gouvernement de gauche un renforcement de la lutte contre la fraude aux cotisations sociales, en particulier dû au « travail au noir ».
    Voila au moins un point d’accord. Ces fraudes et abus de la solidarite sont le meil du FN qui les amplifie . Le gouvernement doit donc lutter férocement sur ces abus ( pourquoi avoir tant critiqué Rebsamen dernièrement ?) Qui osera dire le vrai budget de la CMU ou les abus sont notoires et particulièrement injustes en ces temps ou il tant demandé a la solidarité des travailleurs . Nous devons demolir par des chiffres , des explications , les arguments souvent spécieux ( cas particukeirs ) qui se repandent rapidement chez beaucoup de nos anciens et naturels camarades C’est le miel du FN!!!
    « car les entreprises ont aujourd’hui avant tout besoin de clients. Par exemple, les PME du bâtiment n’attendent pas des aides mais des commandes de la part des communes, alors qu’elles s’apprêtent à sabrer dans leur budget d’investissement. »
    C’est vrai Mais on ne peut payer des investissements parfois totalement sans rentabilité ( ex la multipliucation intempestive des « ronds point  » qui rapporte beaucoupa certains !)) avec des emprunts Il faut d’abord éliminer les gaspillages et il restera des fonds pour investir judicieusement en crèches , écoles , transports etc.. Les collectivités locales , avant de » sabrer » devront chercher a réduire les augmentations d’ impots locaux …C’est le gaspillage qu’il faut combattre à tous les echelons et la corruption qui en est la fille ainée ( Voir de Sarko à Guerini !)
    « A terme, les comptes publics supporteront le coût de 41Md€ de baisses de prélèvements obligatoires au profit des entreprises – un total qui permettrait d’embaucher 2 millions de salariés rémunérés à temps plein pendant un an et 700 000 personnes rémunérées au salaire moyen de l’industrie ! »
    Si les 41 Md€ sont distribués judicieusement et que les bilans sont suivis avec sanctions sur les dividendes anormaux, l’emploi sera amèlioré de manière perenne et non par « 700.000 emplois pour un an  » Celà dependra des contrôles sur le bilan entreprises C’est là que les deputes frondeurs doivent mettre leur energie !!
    « En revanche, il n’a pas tiré les leçons de son échec : d’un côté, un effort de redressement imposé aux ménages et aux citoyens, à la fois douloureux et préjudiciable à la consommation, de l’autre, des aides aux entreprises qui coûtent cher et ne rapportent rien, n’apportant aucun supplément d’activité et d’emploi. Errare humanum est, persevare diabolicum. »
    Oui : l’erreur est humaine et perseverer est diabolique !!C’est pourquoi, il faut arrêter de gaspiller , de distribuer du social avec des emprunts / La situation est telle que les reformes de fond sont impératives Y compris sans aucun doute et à commencer sur celles concernant les moeurs des grandes Banques : la séparatiuon des activités bancaires s’ avère insuffisnate et elle est extrêmement dangereuswe a moyen terme
    Là oui : agissez camarades frondeurs !!!
    « chaque fois que la situation économique se dégrade, on révise à la baisse cette fameuse croissance potentielle, ce qui conduit à revoir à la hausse le déficit structurel et à prendre de nouvelles mesures de redressement. Or, celles-ci aggravent encore le ralentissement de l’économie. C’est un vrai cercle vicieux »…
    Il est toujours difficile politiquement de sortir des cercles vicieux J’ai connu au Brésil 5 plans de redressemnts contre l’infaltion galopante …Ce n’est qu’au prix d’une transition dure et longue que le pays a trouvé la bonne solution . Lula a contribué à perenniser cette sortie
    Croissance potentielle , déficit structurel ..autant de mots qui recouvrent des chiffres plus ou moins truqués à droite comme à a gauche.
    Mais il y a une réalité concrète indiscutable : c’est le poids croissant de la dette dont les interêts empecheront toute velléité d’investissemnt; si nous ne montrons pas des responsables Car, à mon sens ; le socialisme doit préparer l’avenir d’un monde meilleur et la dette croissante est la garantie d’ aller à contre sens sens !!
    Clay René

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