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Contribution Maintenant La Gauche – Etats généraux – PS 94 – Atelier activité-emploi

jeudi 6 novembre 2014

UNE SEULE SOLUTION POUR L’EMPLOI : LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ !

Le taux de chômage atteint aujourd’hui 10,2% de la population active en France ; 3,4 millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi. Dans un tel contexte, la seule question qui vaille est celle de la création d’emplois. On n’en créera pas des millions en faisant la chasse aux fraudeurs, en baissant le «coût du travail», en révisant les seuils sociaux ou en instituant un contrat unique à la place du CDI pour «fluidifier» le marché du travail. Il est plus que douteux que ces méthodes permettent de créer des emplois (une étude de l’OCDE elle-même a montré qu’il n’existait aucun lien entre flexibilité et niveau de l’emploi), et qu’elles créeraient du bon emploi. Alors que notre économie est au bord de la récession et de la déflation, mettre en œuvre de telles réformes serait même suicidaire, parce que cela accélérerait l’ajustement de l’emploi à la baisse dans les entreprises (on estime qu’elles ont gardé 200 000 emplois «en trop») et renforcerait le cercle vicieux dans lequel se trouvent l’économie et la société française.

La stagnation actuelle est la conséquence logique et inévitable de la politique menée depuis 2012 : la priorité donnée au redressement budgétaire, consacrée par le TSCG en octobre 2012, et à la baisse du coût du travail, mise en oeuvre au travers du CICE en décembre 2012. Le Pacte de responsabilité n’a fait qu’aggraver cette erreur, qui était déjà celle de N. Sarkozy. Maintenant, 50 Mds € d’économies vont avoir des effets délétères. L’évolution moyenne des dépenses publiques ne devrait pas dépasser 0,2% en volume de 2015 à 2017, après 0,7% de 2011 à 2013 – contre 2,4% sur la période 2002-2010. Après la rigueur, la « super-rigueur » ! Tout ceci pour déverser 41 Mds € dans les comptes des entreprises qui n’auront aucun effet sur l’investissement et l’embauche aussi longtemps que les chefs d’entreprise se plaindront avant tout de la faiblesse de leur carnet de commande.

Il n’y a pas à mieux partager cette quarantaine de milliards d’euros entre ménages et entreprises, Il faut les mettre sans tarder au service de la croissance, en annulant parallèlement le programme d’économies. Le FMI vient de publier une étude qui démontre que l’investissement public constituerait aujourd’hui un des meilleurs moyens pour relancer la croissance. Bien calibrée, cette relance financée par emprunt permettrait même rapidement, grâce à ses effets sur l’activité, de…réduire l’endettement public ! Il y a désormais un quasi-consensus sur la situation actuelle : ne commettons pas un contre-sens historique.

Premiers signataires :

Bancourt Guillaume, Boganda Damien, Boganda-Stenfort Hélène, Boulanger Jean-Louis, Bourjac Jean-Marc, Chicot Rémi, Christophe Michèle, Gadet Louis, Gilibert Maryse, Granarolo Michel, Jonneaux Arlette, Lafon Gilles, Lantner Roland, Leray Philippe, Marty Anne-Marie, Rochon François, Signorini Robert, Vasseur Daniel, Vogler Jean, Vollot Philippe.
Fredonnet Colette, Legris Olivier, Poiret Guillaume, Tourneux Philippe, Vurpillot Christian.

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