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Emmanuel Maurel : « Le PS n’est pas mort, il peut se relever » – Sud Radio, mardi 16 janvier 2018

mercredi 17 janvier 2018

Le PS n’est pas mort. C’est le message porté par Emmanuel Maurel, député européen et candidat à la présidence du Parti socialiste, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

« Le PS est malade, c’est incontestable, a-t-il toutefois reconnu. Vous avez vu la défaite qu’on a prise au printemps dernier, c’est quelque chose d’historique ! En 2012, on avait tous les pouvoirs, même le Sénat, et cinq ans après, on flirte avec la marginalité électorale. Mais si je me présente, c’est que je pense qu’il est possible de relever le PS. On a la chance d’avoir des forces vives, des élus locaux, des militants qui ont envie d’un sursaut, qui ont eu le courage de rester et à qui il faut redonner un espoir. Pour que cet espoir se concrétise, il faut qu’on soit clairs sur un certain nombre de choses. »

Et notamment le bilan du quinquennat de François Hollande, qu’Emmanuel Maurel juge de manière plutôt critique : « J’étais candidat [à la présidence du PS] en 2012 et je contestais certaines orientations du quinquennat. François Hollande venait d’arriver aux responsabilités et n’avait pas renégocié le traité budgétaire européen. Je disais que ça risquait de poser problème, ce qui s’est passé. J’ai contesté un certain nombre de choses mises en œuvre. Le pacte de responsabilité, notamment, sans aucune contrepartie. Ça a fini sur la déchéance de nationalité et la loi Travail, c’est là où j’étais le plus en colère. »

Il faut qu’on retrouve le goût de la synthèse

Pour « relever le PS », donc, il y a du pain sur la planche, ce qui n’effraie pas l’ancien vice-président de la région Île-de-France. « Il faut proposer des choses aux Français, au pays, a poursuivi Emmanuel Maurel. Ça passe par l’obligation de rassembler la gauche. Le PS ne retrouvera sa centralité à gauche que s’il dialogue avec la gauche politique, la gauche associative, la gauche syndicale. C’est un chantier colossal, j’ai envie de le mener. Je pense qu’il faut qu’on retrouve le goût de la synthèse, c’est très important. C’est l’idée de faire vivre, au sein d’un parti, des sensibilités diverses pour aboutir à un compromis dynamique. »

Un défi de taille, d’autant plus que la campagne pour la présidence du parti ne démarre pas de la manière la plus apaisée, à l’image de Delphine Batho, qui a qualifié le parti de « mafia » : « Jusque-là, elle ne s’était pas plainte ! Elle a plutôt profité de ce qu’elle dénonce ! Et prétendre diriger une organisation qu’on qualifie de mafieuse, c’est un peu curieux. Si on veut faire honneur au nom socialiste, il ne faut pas qu’on rentre dans ce genre de querelles qui sont insupportables et incompréhensibles pour les gens. »

Écoutez l’interview d’Emmanuel Maurel, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

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