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Entretien de Marie-Noëlle à FranceInfo: – samedi 1er octobre 2016

lundi 3 octobre 2016

L’élection présidentielle de 2017 approche, et avec elle la primaire socialiste. Marie-Noëlle Lienemann est candidate, et elle déconseille à François Hollande de le faire, sa candidature n’étant « pas la bienvenue ». Elle souhaite placer sa campagne sur l’angle de la Justice sociale, mission essentielle de la gauche.

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Marie-Noëlle Lienemann, candidate à la primaire de gauche, le 17 septembre 2016.  (ODD ANDERSEN / AFP)

Les socialistes doivent fixer ce dimanche les conditions d’organisation de la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2017. Un conseil national se tient à partir de 14h. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris est candidate à la primaire de la gauche. Elle conseille à François Hollande de ne pas se représenter.

franceinfo : Avez-vous l’impression que la direction du PS est prête à organiser une consultation loyale, dont François Hollande ne sera pas forcement le vainqueur ?

Marie-Noëlle Lienemann : Une large partie des proches de François Hollande et de la direction du PS n’étaient pas favorables à ces primaires, et on voit bien que dans la situation politique actuelle, si le chef de l’État veut être candidat, il ne pourra pas s’extraire de retrouver un minimum de confiance du peuple de gauche. Je crois que François Hollande, ou même Manuel Valls, ceux qui portent la ligne du gouvernement, ne seront pas majoritaires dans une primaire de gauche. Ce qui est important c’est que tout soit fait pour que le message envoyé à nos concitoyens qui s’estiment de gauche soit : vous avez toute votre place, vous pouvez peser sur les événements, le jeu est ouvert.

Ces primaires ne risquent-elles pas de nuire à l’image présidentielle de François Hollande ?

C’est plus une conséquence qu’une cause. Si François Hollande apparaissait comme le candidat capable de rassembler largement celles et ceux qui lui ont fait confiance, les primaires auraient une toute autre fonction. La vraie question, c’est comment François Hollande en est arrivé à ce haut niveau de discrédit, pas seulement à gauche, mais chez l’ensemble des Français. Sa candidature n’est pas la bienvenue, elle sera sanctionnée, et il vaudrait mieux qu’il décide de ne pas se représenter.

Pourquoi vous présentez-vous ?

Dès le début du quinquennat de François Hollande, quand il est rentré dans le rail des contraintes budgétaires, l’objectif des idées qu’il portait devenait extrêmement périlleux. Ensuite il y a eu ce changement de cap extrêmement grave, pour la France et la gauche, de miser le redressement économique et industriel sur la prétendue baisse du chômage, financée très massivement par des impôts. La baisse du chômage ne peut être atteinte que si on fait un tournant de la relance, si on fait de la justice sociale un critère qui va permettre de sortir la France de la crise.

Envisagez-vous un accord avec Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg ?

La campagne doit mettre en évidence des convergences politiques. Moi je suis disponible pour un accord, mais avant, les Français attendent des débats de fond.

france_info

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