Dans les départements, Vie du parti

Eric Thouzeau candidat en Loire Atlantique

dimanche 4 novembre 2012

présentation de candidature d’Eric Thouzeau au congrès fédéral. A lire sur son bog>>>

Au nom de la motion 3 « Maintenant la gauche, le social au cœur », je suis intervenu au Congrès de la fédération de Loire-Atlantique du Parti Socialiste qui se tenait ce 20 octobre. J’y ai annoncé ma décision de me porter candidat au poste de premier secrétaire fédéral. Les militants seront appelés à voter le 15 novembre.

Je tiens tout d’abord à saluer notre premier secrétaire fédéral sortant Alain Gralepois.  Alain a été  dix ans à la tête de notre fédération. Il avait succédé à Yannick Vaugrenard, une autre forte personnalité de notre Parti dans le département. Alain a pris les rênes de la fédération en 2001. Que de chemin parcouru depuis ! J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler à ses côtés, au Bureau fédéral tout d’abord, et depuis 4ans, en tant que trésorier de la fédération.

Puisque l’on est dans les remerciements, je tiens à remercier tous les animateurs des différentes motions qui sont allés de section en section présenter leur motion. C’est aussi cela la démocratie dans un parti vivant, le fait que chaque point de vue puisse être présenté et débattu dans toutes nos sections, devant tous les militants.

Merci à toutes celles et ceux qui se sont exprimés à l’occasion des deux votes des 11 octobre et 18 octobre. Sans vous, sans nous, toutes et tous militants, il n’y aurait pas de Parti socialiste !

Merci plus particulièrement aux 17 % d’entre vous qui se sont portés sur la motion 3 dans notre fédération. Nous avons refusé un Congrès à la va-vite, expédié et sans enjeu au prétexte que nos victoires aux présidentielles et aux législatives étaient trop proches. Au contraire, s’il devait y avoir débat, c’est bien maintenant au début du quinquennat et non dans 4 ans, en 2016 date de notre prochain Congrès. D’autant que la crise du capitalisme financier, couplée en France à  10 ans de Sarkozysme, s’est aggravée non seulement en France mais partout en Europe. Alors oui, nous avons voulu débattre des raisons de la crise : « la crise n’est pas due à l’endettement des états, mais la dette publique est la conséquence de la crise ». Les camarades de la motion 4 ont exprimé un point de vue convergeant avec nous sur ce aspect important.

En Grèce, quand la crise a éclaté la dette était de 120% du PIB. Aujourd’hui, elle est de 180%. Plusieurs années d’austérité, d’appauvrissement et de sacrifices arrachés au peuple grec n’ont servi à rien ! Quand un traitement est mauvais, on en change ? Malheureusement on continue à étrangler la Grèce, mais aussi l’Espagne et le Portugal. Nous avons, nous motion 3, légitimement porté la question de la politique européenne, avec l’exemple du TSCG et de son objectif de 0,5 % de déficit structurel. Mais au-delà de ce traité, c’est bien la réorientation de la construction européenne qui est nécessaire. Certains ont cru que l’union économique, la création d’un grand marché commun, amènerait à l’union politique puis à l’Europe sociale. Si la construction de l’Europe a permis à cette partie du continent de connaître la paix, elle n’a pas empêché une guerre sociale ou ce qui apparaît comme telle aux yeux des salariés grecs, espagnols, portugais… Seules des convergences sociales pour permettre fin au dumping entre pays de l’UE rendront à nos concitoyens l’envie d’Europe ! Ce sera tout l’enjeu des élections européennes de 2014.

C’est ce besoin de social, ici, en France, que nous avons porté lors de ce Congrès. La question des salaires, du SMIC, des licenciements, de Sanofi, Petroplus, Florange, PSA, Alcatel, le droit du travail… Parce que nous voulons la réussite du quinquennat de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, nous voulons que l’on traite ces questions sociales avec une volonté affirmée de mettre fin au déséquilibre entre le Capital et le Travail. Les salaires stagnent, les dividendes versés aux actionnaires eux ont explosé. Ils sont passés de 3,2 % du PIB en 1980 à 9,3 %  aujourd’hui. 180 milliards de dividendes qui n’ont aucune utilité économique et sociale. C’est ça le coût trop élevé du Capital. Si choc de compétitivité il doit y avoir, cela passe par la hausse des salaires et la relance de l’investissement (lui-même atrophié par la demande de profits des actionnaires).

Le rôle de l’État, nous avons aussi souhaité en débattre. Nous sommes pour un État stratège, avec un haut niveau d’investissement public. C’est aussi pour cela que nous avons dit quel’objectif de 3% de déficit public pour 2013 n’était ni prioritaire, ni réaliste. C’est aussi pourquoi la question des nationalisations ne doit plus être taboue. La question n’est-elle pas en train de se poser pour la raffinerie Pétroplus ? La question d’une participation accrue de l’État dans le capital des chantiers navals de Saint-Nazaire ne doit-elle pas aussi être abordée ?

Nous aurions voulu débattre beaucoup plus de la transition écologique, et de bien d’autres sujets encore. Car nous ne devons pas avoir peur des débats, même quand ce sont des camarades issus de nos rangs qui sont au gouvernement. C’est aussi je crois ce qu’ont voulu direles 29% de camarades qui ont voté pour la candidature d’Emmanuel Maurel dans notre fédérationCes 29% expriment la volonté d’un parti qui s’affirme, qui tient son rôle et qui se rénove en profondeur.

Je crois que nous avons contribué à réveiller ce Congrès, à mettre toutes les questions sur la table, pas sous le tapis. C’est, je pense, ce que les salariés, les citoyens de ce pays attendent des socialistes. Les inquiétudes sont nombreuses et parfois des impatiences légitimes s’expriment. Croyez-vous que les français attendent de nous un unanimisme de façade, ou plutôt que l’on débatte des difficultés qu’ils rencontrent et des meilleurs moyens pour y remédier ? Nous avons besoin, les français ont besoin, notre gouvernement a besoin d’un Parti socialiste ancré à gauche, fier de ses valeurs et de ses combats, fier de son histoire. Un parti libre dans ses choix, libre dans ses débats. C’est comme cela que nous aiderons notre gouvernement à tenir bon face aux « 3 M » : Merkel, Medef, Marchés financiers. Le Parti socialiste doit participer à la mobilisation sociale et contrer celle que le Medef et autres « pigeons » organisent.

Nous sommes dans toutes les institutions, et c’est tant mieux. Il nous faut aussi garder les « pieds sur terre », être « sur le terrain » aux côtés des syndicats, des associations. C’est ce débat que nous entendons prolonger : sur le rôle du PS quand nous sommes au gouvernement, sur le rôle et la place des militants. Pour poursuivre ce débat et l’alimenter avec un plan de construction fédérale, je suis candidat au poste de premier fédéral. Que ce débat ait lieu, et que les militants aient le choix lors du vote du  15 novembre !  Je ne suis pas candidat contre quelqu’un, mais pour une construction fédérale militante dans ce contexte de gauche au pouvoir. Dans le document que j’enverrai à tous les militants de la fédération pour présenter les raisons de ma candidature, je ferai des propositions précises pour notre fédération.

Élu premier secrétaire fédéral, j’aurai à cœur de poursuivre la rénovation de notre Parti, pour que les engagements pris en termes de non-cumul des mandats soient tenus.

J’aurai à cœur de faire en sorte que la fédération du Parti socialiste travaille de concert avec nos parlementaires, avec les responsables socialistes des collectivités territoriales que nous animons, mais aussi en phase avec les aspirations exprimées par le mouvement social et donc en lien avec ses animateurs.

J’aurai à cœur de travailler inlassablement au rassemblement des socialistes, et plus largement au rassemblement de toute la gauche, et cela sera plus que jamais nécessaire aux municipales de 2014.

J’aurai à cœur d’animer un Parti capable de mener des campagnes de terrain, par exemple pour une vraie réforme fiscale, pour une loi contre les licenciements boursiers, pour le droit de vote des étrangers, pour la transition écologique, pour l’égalité salariale hommes-femmes, pour la défense de la navale, pour la défense de l’emploi dans notre département…Tout simplement et plus que jamais, pour que vive la fédération du Parti socialiste de Loire-Atlantique !

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