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Frédéric Faravel – Secrétaire fédéral du PS Val d’Oise : « Quel est le rôle du Parti ? »

mardi 25 septembre 2012

Beaucoup de militants et de responsables souhaitent fixer cette seule question comme l’enjeu du congrès de Toulouse ; c’est peut-être un peu réducteur, mais prenons alors cet angle pour démontrer que la question peut s’élargir. Et si l’on devait limiter le congrès à ce seul enjeu, on peut et on doit légitimement s’interroger au regard des déclarations de certains hauts responsables du PS.
Ainsi, François Rebsamen, président du groupe socialiste & républicain au Sénat, a indiqué voici une dizaine de jours : « Les Français ont tranché : pour cinq ans, l’orientation du PS, c’est le programme présidentiel… », mais alors dans ce cas, pourquoi convoquer et tenir un congrès ? Il est évident que le rôle de soutien et d’explication de la mise en œuvre des 60 engagements du président font partie des tâches naturelles du parti.
Alors, doit-on laisser aux seuls ministres et parlementaires socialistes le soin de discuter des conditions de la mise en œuvre des engagements ? Ici encore, les déclarations les plus contradictoires se sont fait jour (y compris après une forte parole présidentielle) : sur les gaz de schistes, le rythme, les choix et les méthodes de la transition énergétique, mais aussi fiscalité, droite de vote des étrangers aux élections locales, situations des Rroms, non-cumul des mandats, ou encore l’adaptation du redressement financier du pays à une réalité économique délicate (croissance atone)… on ne produit pas de richesses avec une rigueur, même habillée du mot de « sérieux » – sans parler de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce, regardez l’Italie, présentée comme le bon élève des réformes qui s’enfonce à nouveau dans la récession : cela ne marche pas ! Tous ces débats nécessaires sont portés par la motion 3 « Maintenant la Gauche ».
On voit que sur tous ces sujets, le PS doit s’emparer du débat, ouvrir la discussion franchement avec les militants… pour ensuite parler d’une voix forte, à toute la gauche et au pays…
Notre tâche ne peut être seulement l’explication, le « renouvellement » des cadres et la préparation des municipales… Nous devons être le parti vivant qui permet par son débat d’apporter les idées nouvelles pendant cinq ans pour que le gouvernement réussisse. Nous mobiliserons la société si nos concitoyens ont le sentiment que le PS que je viens de vous décrire existe. »

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