Dans les départements, Vie du parti

H.Le Fiblec, candidat 1er fédéral de l’Oise

samedi 3 novembre 2012

http://maintenantlagauche60.overblog.com/interview-d-h-le-fiblec-candidat-a-l-election-du-premier-secretaire-federal-de-l-oise

Hervé Le Fiblec se présente à l’élection du Premier secrétaire fédéral de l’Oise. Maintenant la gauche l’a interrogé sur ses motivations et son analyse du congrès de Toulouse.

 

MLG : Le congrès de Toulouse vient de s’achever. Quelle analyse en fais-tu ?

HLF : Rarement un congrès socialiste aura aussi peu intéressé les observateurs et la presse ! Tout avait été fait pour que ce soit un non-événement, avec une motion censée approcher les 90 % et un premier secrétaire en poste avant d’avoir été élu. Heureusement, des militants en ont réagi autrement, notamment en votant pour la motion 3 ou pour la candidature d’Emmanuel Maurel. De fait, c’est Maintenant la Gauche qui a réveillé ce congrès, le succès de l’intervention de Gérard Filoche, couverte d’applaudissements et la plus regardée de toutes les vidéos du congrès postées sur internet, en témoigne.

 

MLG : Ce sont ces résultats qui t’ont conduit à présenter ta candidature au poste de premier fédéral ?

HLF : C’est plutôt le sentiment qu’il était nécessaire de réveiller le congrès jusqu’au bout, notamment dans notre fédération. Nous avons fait la proposition de participer à la majorité fédérale, à la hauteur de ce que nous représentons, et cette proposition a été rejetée, sans débat, par l’équipe en place. J’entends être porteur, dans cette élection, de l’aspiration à une véritable rénovation du parti, qui passe aussi par celle des pratiques de notre fédération. Il est temps que ce parti vive et ne soit pas qu’un grand comité électoral, que les militants soient sollicités pour débattre, pour mener des campagnes d’opinion, pour construire des projets, et non pas seulement pour coller des affiches, distribuer des tracts et applaudir les élus. Sinon, il ne faudra pas s’étonner qu’on continue d’être à ce point coupés de tout ce qui se passe dans la société, du mouvement social, associatif, bref, de tout ce qui n’est pas la « gestion » des collectivités, qu’on arrive pas à transformer les « sympathisants » en adhérents.

 

MLG : Penses tu être le mieux placé pour défendre cette vision du rôle du parti ?

HLF : Le mieux placé, je ne sais pas. Mais de fait, je ne suis pas un élu ou un collaborateur d’élu. Je suis un militant comme le sont la très grande majorité des socialistes : j’ai un métier, je ne dépends d’aucune collectivité ou d’aucun mandat pour vivre. A 42 ans, j’ai une assez longue expérience militante, dans le parti auquel j’adhère depuis 15 ans, et dans le syndicalisme, puisque j’occupe des responsabilités régionales et nationales depuis pas mal de temps. Je pense avoir une certaine légitimité à représenter ceux qui viennent au PS pour faire de la politique, pour servir le parti et non pas s’en servir. Fort heureusement, ceux ci sont majoritaires, et j’espère qu’ils feront entendre leur voix le 15 novembre à l’occasion de cette élection.

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