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Laure Pascarel – Membre de la section PS du 11ème, soutient la motion 3.

vendredi 28 septembre 2012

Signataire de la contribution « Socialiste, écologiste et altermondialiste » initiée par le Mouvement Utopia, je soutiens la motion 3 « Le social au cœur, l’écologie en avant. »

Cette motion démontre que le social et l’écologie peuvent être les dimensions fondatrices d’un projet de société et qu’elles sont complémentaires et indissociables.

Notre parti doit s’emparer du sujet de la transition écologique, et traiter la problématique de l’énergie.  Un mot d’ordre : sobriété, efficacité, énergies  renouvelables et sortie du nucléaire.

L’un des points essentiels est bien d’identifier ces « négawatts » qui représentent l’énergie que l’on pourrait éviter de consommer grâce à un usage plus sobre et plus efficace, soit, dans un pays comme la France, environ 50% de l’énergie finale.

Tout un ensemble de mesures sont prévues dans la motion, elles sont également une source importante de création d’emplois non délocalisables. 

La motion 3 est la seule qui prévoit de décider dès maintenant une sortie progressive du nucléaire

Contrairement à certaines idées reçues, en France, la sortie progressive du nucléaire est possible. Elle l’est sans provoquer de pénurie électrique ni de surcoût de l’électricité, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe majeure qui ravagerait notre pays et qu’on peut le faire sans « revenir à la bougie ». En Europe, l’Allemagne le fait, la Suisse, la Belgique… et récemment le Japon l’ont décidé. L’Espagne a fermé une  centrale et L’Autriche et l’Italie ont toujours refusé le nucléaire.

Pourquoi tant de risques et des déchets quasi éternels ? Une formule simple s’impose alors : Tout cela… pour cela ?

En France, pays le plus nucléarisé du monde, il est possible d’arrêter le nucléaire.

Cette sortie est possible et des scénarii alternatifs crédibles existent (notamment ceux développés par les experts de Global Chance ou de Négawatt)  et doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu. La décision de sortie du nucléaire doit s’accompagner de mesures d’urgence, comme l’arrêt des projets en cours et la fermeture des plus anciennes ou dangereuses centrales.

Cette sortie est possible sans détruire des emplois : le nucléaire, c’est 125000 emplois dans le nucléaire et le double si on inclut les emplois indirects. Le renouvelable, c’est déjà aujourd’hui autant d’emplois directs. En Allemagne, le renouvelable, c’est 400 000 emplois, ce qui donne une bonne idée de l’intérêt de développer ces filières. (dans l’étude WWF, Philippe Quirion évalue à 700 000 le nombre d’emploi dans le secteur énergétique dans le scenario négaWatt).

Mettons l’écologie au cœur de notre projet ! Sortons du nucléaire ! Votons pour la motion 3 !

 

Laure Pascarel (75)

Membre de la section PS du 11ème

Co-animatrice du mouvement Utopia

Co-présidente des Editions Utopia

 

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