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« Le PS doit se réaffirmer comme un parti de gauche » – Public Sénat

vendredi 27 octobre 2017
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Après l’annonce de la vente du siège rue de Solférino et le licenciement de la moitié de ses salariés, le Parti socialiste semble se relever difficilement de son année de déroutes électorales. Pour acter la refondation et la reconstruction de la formation socialiste, le parti prévoit un Congrès national au printemps 2018.

Par Amélia Morghadi – Mercredi 25 octobre 2017 à 18h03

Retrouver un premier débat sur l’avenir du Parti Socialiste

– Samedi 28 octobre à 23h30
– Dimanche 29 octobre à 10h
– Dimanche 5 novembre à 19h

dans l’émission « Un monde en Docs », présentée par Nora Hamadi sur Public Sénat.

Après une année électorale cataclysmique, avec dix fois moins de députés en 2017 qu’en 2012 et un score de 6,36% à la Présidentielle, le drapeau du Parti socialiste est en berne. Certains le pensent déjà mort, mais d’autres voient encore une lueur d’avenir pour le parti de Jaurès.

Depuis quelques semaines, conscients de la nécessité d’un nouvel Épinay, du nom du congrès refondateur du parti en 1971, les socialistes s’affairent pour ouvrir le débat de la reconstruction.

Rachid Temal, secrétaire national chargé de la coordination et de l’organisation du Parti socialiste dénonce une responsabilité collective dans le bilan et la défaite, mais pour lui il est important de rester tourné vers l’avenir : « Nous sommes aussi responsables de reconstruire intelligemment le Parti socialiste […] Nous avons tout à reconstruire, nous avons encore un rôle dans l’histoire de ce pays ». Du réalisme, mais pas de défaitisme, pour l’ancien sénateur socialiste Henri Weber «  La refondation va être plus difficile, mais pas impossible ».

 

Mais pour reconstruire, les socialistes ont besoin d’un leader. En 1971 lors du Congrès refondateur d’Épinay, le parti jouissait d’une figure forte : François Mitterrand. Alors aujourd’hui qui reste-t-il pour mener le Parti socialiste ? À l’heure où une partie des ténors socialistes ont quitté le navire pour rejoindre Emmanuel Macron ou suivre Benoît Hamon, le PS cherche son « homme fort ».

« Il y a une crise majeure de leadership » admet le directeur des études européennes du PS, Henri Weber. Mais pour Rachid Temal, la priorité n’est pas là : « Nous sommes à gauche, pas de messianisme, créons d’abord du collectif » réplique le porte-parole du PS, à la tête de la direction collégiale de 28 membres, solution temporaire de gouvernance du parti qui sera conservée jusqu’au Congrès de février.

« C’est une crise existentielle pour le Parti socialiste »

Au-delà des Hommes, quelle ligne politique pour le parti ? Coincé entre La République en marche et la France Insoumise, le PS semble peiner à trouver sa place.

« C’est une crise existentielle pour le Parti socialiste » confie Emmanuel Maurel, député européen socialiste, pour qui le PS doit se réaffirmer « comme un parti de gauche » afin d’éviter toute ambiguïté, comme lors des législatives. Selon Henri Weber, « la refondation du PS passe par une refondation de caractère théorique et par un renouveau programmatique ».

Le parti socialiste doit « réaffirmer son projet de société » et mener « un travail sérieux de refondation idéologique » pour Emmanuel Maurel du mouvement « Maintenant la Gauche ». Il  affirme être prêt, comme Rachid Temal à travailler avec toutes les forces de gauches, qui ont avec le PS «  des différences non pas de nature mais de degré ».  Rachid Temal le répète : « Le parti socialiste est de gauche et dans l’opposition », conformément au positionnement des députés contre le vote de confiance au gouvernement en juillet dernier.

Mais que faire des socialistes qui se sont positionnés en faveur d’Emmanuel Macron et qui sont encore au PS ? Les socialistes suivront-ils l’exemple des Républicains qui excluent du parti ses membres « dissidents » et « les constructifs » ?

Rachid Temal l’assure : « Il n’y a aujourd’hui pas d’alliance possible avec La République en marche », qui n’est pas un mouvement de gauche pour le sénateur du Val d’Oise.

« Il y a des sujets tabous »

Sur notre plateau, Juliette Méadel, secrétaire d’État sous François Hollande, avait finalement appelé à voter Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. Selon cette ex-porte-parole du PS, pour aller de l’avant « il faut être capable de faire une vraie analyse ». La renaissance de la gauche, sera conditionnée, par un bilan de ce qui a été fait et dit par le passé. Pour Juliette Méadel, au PS « il y a des sujets qui sont tabous, dont on ne parle pas, parce qu’on a peur de se diviser ». Il faudra pourtant, selon elle, avoir impérativement des discussions sur ces points de divergences afin d’éviter la scission.

 Le PS devra donc composer avec des positionnements idéologiques différents en son sein. Face à cette problématique, le secrétaire national de l’organisation du parti est clair : « Dans une famille quand il y a un débat, on peut l’avoir. Mais sortir de la famille pose des questions » atteste Rachid Temal.

Les tensions au sein du Parti socialiste sont encore bien présentes et la capacité de rassemblement ainsi que la définition d’une identité lisible seront décisives pour le futur du parti. Y a-t-il toujours un avenir pour le PS ? Possible réponse en février, lors du Congrès.

 

Retrouvez notre débat sur l’avenir du Parti socialiste dans l’émission Un monde en Docs, présentée par Nora Hamadi, le samedi 28 octobre à 23h30 et le dimanche 29 octobre à 10h et le dimanche 5 novembre à 19h sur Public Sénat.

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