Presse, Social

Le social, pas le sociétal : Les Coulisses de la Politique sur RMC

jeudi 31 janvier 2013

1770586_3_ddd6_emmanuel-maurel-a-la-maison-de-la-chimie-a_1e3dca7fc934d6fec0c13a8344179c361« Et c’est Jean-Marc Ayrault en personne qui en a fait la démonstration : mardi, 18h, le Premier ministre pousse la porte du bureau national du Parti socialiste, rue de Solferino, pour une opération de com’, une de plus, en direction du parti qui commence à montrer des signes d’impatience. Le premier Ministre, comme on l’appelle dans le jargon, annonce ses consultations des formations politiques en vue d’une réforme constitutionnelle ; Certains se regardent dans la salle. L’instant a quelque chose de surréaliste : l’exécutif parle de droit de vote des immigrés, l’Assemblée commence sa bataille autour du mariage homo, Christiane Taubira déballe sa circulaire GPA, mais quid des vraies préoccupations des Français ?

C’est alors que le leader de l’aile gauche du parti interpelle Jean-Marc Ayrault…

Emmanuel Maurel, vice-président du Conseil régional Ile-de-France, à la tête de Maintenant la gauche, explique que le FMI est hostile aux politiques de rigueur, qu’il faut renoncer au retour aux 3%. Et que le pays, confronté à la crise et à des plans sociaux massifs a plutôt besoin d’une politique de relance. Un avis qui serait de plus en plus partagé dans les rangs socialistes.

Et que répond Jean-Marc Ayrault ?

Rien, ou pas grand-chose, si ce n’est qu’il tient le cap, que les réformes du gouvernement vont porter leurs fruits. Le ton est aimable, convenu. Mais la discussion, une petite heure tout de même,  tourne au dialogue de sourds. Le problème, explique Emmanuel Maurel, est que la BPI, la banque publique d’investissement, dotée de 40 milliards d’euros, ne suffira pas à relancer une machine écrasée par la rigueur. Quant au crédit d’impôt aux entreprises, les 20 milliards promis par le gouvernement vont bénéficier aux patrons des Mittal, Sanofi et autres Renault déjà sur la sellette sur le front social.

L’attente est forte dans le pays et les politiques se trompent de discours?

C’est bien ça le problème : 72% des Français trouvent que le débat sur le mariage a trop duré, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post. 70% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 74% de François Hollande, 75% de Marine le Pen.
Les fonctionnaires, les ouvriers, les classes moyennes, étranglés par la crise, n’ont que faire de la PMA, de la GPA, du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, tous ces sujets qui occupent la une des médias. Le quinquennat est aujourd’hui à un tournant : François Hollande le sait très bien, les Français veulent du social, pas du sociétal. »

Ecoutez ici les Coulisses de la Politique de Jean-François Achilli de ce jeudi 31 janvier

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