Général, tribunes, Vie du parti

Les signataires de la contribution Le Temps de la gauche vous invitent à découvrir, à signer, à faire signer MAINTENANT LA GAUCHE motion présentée par Emmanuel Maurel

jeudi 13 septembre 2012

Nos concitoyens, les salariés de ce pays, attendent beaucoup de nous, parce qu’ils sont touchés de plein fouet par la crise et qu’ils ont, pour la majorité d’entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite.

Il nous faut redresser le pays. Il nous faut rétablir la justice sociale. Notre Parti a un rôle important à jouer dans cette réussite, s’il garde son autonomie d’action et de réflexion. Nous souhaitons tous, ardemment, la réussite de la présidence de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Pour la première fois depuis longtemps, le congrès qui s’ouvre peut être le moment intense de débats d’idées, d’échanges et de dialogue, délesté des batailles d’égos.

Utile, le congrès de Toulouse ne le sera, que s’il permet le débat et l’action.  

Cette fois, va-t-on réussir ?

Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ?

Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ?

Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?

 

Ces questions, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever et de la situation de la France et de l’Europe. Ils ont cent fois raison.

Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique.

Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences.

Nous voulons donner la parole aux militants.

Ce congrès doit servir à définir une réorientation de la construction européenne pour relancer la l’économie durable et permettre qu’enfin les priorités sociale et écologique retrouventleur rang après 10 ans de reculs.

Nous sommes fiers d’être socialistes, nous voulons l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan.

 

Nous voulons une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

 

Le débat. Nous avons des propositions à présenter, une orientation à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l’unité, il n’est pas à l’unanimisme.

L’action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.

Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

Gouvernement, Parlement, Parti : chacun a son utilité  dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements. Au Parti socialiste, de relayer les réformes, de préparer l’opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une Gauche libre.

 

Le temps de la gaucheletempsdelagauche@gmail.com

Faire de l’alternance une alternativedelalternancealalternative@gmail.com

Utopianico.pagnier@gmail.com

If you enjoyed this post, please consider leaving a comment or subscribing to the RSS feed to have future articles delivered to your feed reader.

1 réaction

  1. Moulinet Gilbert dit :

    Lettre adressée à François Hollande :
    Monsieur le chef de l’Etat,

    C’était dans le Figaro du 1 mars 2012 :

    Publié le 01/03/2012 à 17:47
    • La Haye a brutalement revu en baisse ses prévisions pour les quatre années à venir, contrecoup d’un coup de frein aux exportations, d’une chute du trafic à Rotterdam et d’un effondrement du marché immobilier. Les Pays Bas, parangon de vertu budgétaire, ont dû reconnaître jeudi que leurs finances publiques s’enfoncent dans le rouge et qu’ils ne pourront pas tenir leur promesse de redressement, à l’image de l’Espagne ou de la Grèce. La défaillance du plus proche allié de l’Allemagne en matière d’orthodoxie vient illustrer les dégâts d’une récession qui se propage depuis l’hiver en Europe.

    • A la Haye, l’institut officiel de statistiques a brutalement revu en baisse ses prévisions pour les quatre années à venir, contrecoup d’un coup de frein aux exportations, d’une chute du trafic à Rotterdam et d’un effondrement du marché immobilier. Les Néerlandais verraient leur PIB se contracter de 0,75 % en 2012 et le déficit public s’élever mécaniquement à 4,5 %. Ce n’est qu’en 2015 au mieux qu’ils pourraient honorer leur engagement de ramener le déficit budgétaire à la norme européenne de 3 %.

    • Le coup est sévère pour le gouvernement minoritaire de Mark Rutte qui doit économiser au moins 9 milliards d’euros pour revenir dans les clous.

    • C’est aussi une douche froide pour les vingt-cinq chefs d’Etat et de gouvernement qui parapheront, vendredi matin, le pacte budgétaire voulu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

    Ce traité, bouclé dans un délai record de 80 jours, leur impose de revenir à l’équilibre, sous la menace de sanctions financières. Les déboires de l’Espagne, dont le premier ministre Mariano Rajoy a annoncé l’explosion de son déficit à 8,5 % du PIB en 2011, avaient déjà conduit à douter sur la tenue de cet objectif. En coulisses les tractations commencent déjà pour contourner la discipline collective, à l’heure où les compteurs de croissance tombent en-dessous de zéro. Mariano Rajoy est arrivé hier à Bruxelles avec la ferme intention de s’affranchir, au moins en 2012, du plafond de déficit que lui impose la zone euro. José Manuel Barroso, le chef de l’exécutif européen, et Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, font savoir publiquement qu’il n’est pas question de céder. Reste à savoir si cette ligne peut tenir quand s’allonge la liste des capitales frappées par la récession. »

    Faut-il vous faire un dessin ? Pourquoi vous obstinez-vous à cacher au peuple les deux raisons essentielles de la crise qui frappe tout l’Europe ?

    1°) les plans d’austérité ou de rigueur qui ont tous le même résultat, comme aux Pays Bas, Les Néerlandais verraient leur PIB se contracter de 0,75 % en 2012 et le déficit public s’élever mécaniquement à 4,5 %. Ce n’est qu’en 2015 au mieux qu’ils pourraient honorer leur engagement de ramener le déficit budgétaire à la norme européenne de 3 %.

    2°) la politique salariale des entreprises, modération salariale et licenciements boursiers.
    Les mesures prises depuis 4 mois (smic + 2 % allocation de rentrée scolaire + 25 %. Baisse de 6 centimes de l’essence et gel des loyers en cas de nouveau bail) ne sont pas négligeables. Mais elles ne pèsent pas lourd face à la récession générale.

    Demandez-vous pourquoi « François Hollande abandonne tout particulièrement du terrain chez les ouvriers, les électeurs du FN et de la gauche radicale. » (Sondage CSA de septembre) ?

    Et pourquoi « 76% ne pensent pas que le président Hollande atteindra l’objectif qu’il s’est donné de redresser la France en deux ans, seuls 24% étant optimistes. » ?

    Plus grave « 90% des électeurs de François Hollande « ne regrettent pas » leur vote de mai 2012. Comme les électeurs de Nicolas Sarkozy revoteraient à 100% pour lui aujourd’hui, si la présidentielle avait lieu maintenant, François Hollande serait battu, selon M. Sliman (BVA).
    Car élu avec 19 millions de voix, 10 % de moins ça donne 1,9 millions de voix perdues.

    Comme votre avance était d’un peu plus d’un million, la messe est dite.

    Tous les sondages montrent que les Français ne veulent plus de cette Europe. 73 % veulent un référendum, 64 % voteraient non à Maastricht. Sortez de vos certitudes aveugles. L’Europe sociale elle est où ? Nulle part ! L’Europe c’est délocalisations en Roumanie, Hongrie, Slovaquie, c’est la liquidation des services publics, l’austérité synonyme de chômage en hausse permanente.

    En soutenant, après l’avoir sévèrement critiqué, le traité Merkel Sarkozy, vous ramez à contre-courant.

    Les Hollandais eux-mêmes disent qu’ils ne pourront honorer leur engagement de ramener le déficit budgétaire à la norme européenne de 3 % qu’en 2015. Et quitte à casser ce qui reste de croissance vous voulez y arriver en 2013 !

    C’est absurde, idiot. Pour résoudre les problèmes de nos finances, pas seulement celles de l’Etat mais aussi celles de nos systèmes sociaux, il faut certes faire des économies, quand elles sont justifiées, mais surtout relancer l’économie en cessant les plans d’austérité et en négociant avec le MEDEF et les PME de fortes augmentations de salaires ! L’INSSE a publié en 2010 une statistique éloquente : la masse salariale nationale a baissé en 2009 pour la première fois depuis la guerre.

    Or que ce soient les recettes fiscales (TVA, IRPP) ou les cotisations sociales, elles sont étroitement fonction du niveau des revenus.

    Si vous faite preuve d’imagination, voici quelques exemple de mesures gratuites pour l’Etat :

    – Une conférence nationale pour le pouvoir d’achat avec autour de la table le MEDEF, les PME, CGT, FO, CFDT etc. Le gouvernement devra rappeler aux patrons le mot du PDG de Ford : « J’augmente mes salariés pour qu’ils puissent acheter mes voitures ! »

    – Les salaires seraient indexés sur le taux de croissance du bénéfice. Pour 10 % de croissance, 5 % d’augmentation générale des salaires.

    – Aucun salaire ne pourrait être augmenté moins que 30 % du salaire le plus augmenté. Si un PDG s’augmente de 20 % les salariés auraient tous au moins 6,66 %.

    J’ai voté pour vous et comme 90 % je le referais malgré tout. Je vous demande, que dis-je, je vous conjure, que dis-je, je vous supplie de comprendre que vous faites fausse route.
    Vous n’en êtes qu’aux premiers mois, rien n’est perdu. Ecoutez mieux les ouvriers, les employés, les gens du peuple. Ils ne comprennent rien aux milliards qui volent, sont pour taxer les riches à 75 % mais surtout soucieux de leur porte-monnaie. Ils sont soucieux du pouvoir d’achat et du chômage.

    Votre politique de rigueur budgétaire les laissera de marbre. Comme les électeurs de droite sont prêts à voter pour n’importe qui, même Sarkozy, il suffira que les électeurs populaires s’abstiennent et vous prendrez une bonne claque.

    Avec mes salutations respectueuses.

    Gilbert Moulinet
    7 impasse Juan
    06160 Juan les Pins

Réagir