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Lienemann : «On nous propose la France du « c’est moins pire »…» – 2 juin 2016, Public Sénat / Sud Radio

jeudi 2 juin 2016

Invitée de Territoires d’Infos, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, appelle à la reprise des négociations entre le gouvernement et les syndicats. Pour elle, l’exécutif propose une France du « c’est moins pire ».

MNL_Public_Senat_Territoires_d_infos_02-06-2016«Voilà la France qu’on nous propose, le c’est moins pire.» Interrogée sur la loi travail et le tournant libéral que veut lui faire prendre la droite sénatoriale, Marie-Noëlle Lienemann s’emporte : «Ce sera encore pire avec la droite, donc acceptons des reculs. C’est le slogan permanent : c’est moins pire, ça va mieux, mais ce n’est pas bon. Non, la France a besoin de savoir où elle va !»

Ne demandant pas le retrait pur et dur du texte, la sénatrice frondeuse PS fait part de son opposition à la version actuelle de la loi El Khomri. «Manuel Valls n’a pas eu raison de tenir, le pourrissement n’est pas la bonne solution

Elle appelle à la reprise des négociations entre le gouvernement et les syndicats. L’ancienne ministre pointe du doigt le désaccord d’une majorité de syndicats qui «envoient des amendements de suppression, ceux qui soi-disant étaient pour» selon le gouvernement, s’agace-t-elle. Et de continuer : «Ça fait plusieurs semaines que j’explique qu’à partir du moment où il y a des points clés qu’il faut dénouer, j’appelle à la reprise des négociations et au retrait des articles qui créent la discorde. Et il faut qu’il y ait une vraie négociation sociale sérieuse avec l’ensemble des syndicats, et là on verra s’il y a un accord majoritaire ou pas, et sur quoi. Aujourd’hui, le président de la République n’a pas ouvert ses portes.» Pour Marie-Noëlle Lienemann, «il n’y avait pas d’urgence pour l’économie nationale» avec cette loi qui au contraire va «coûter cher au pays»

Selon la sénatrice PS, le problème est le «manque de vision d’avenir cohérente» de la part de l’exécutif. «C’est quoi l’intérêt général du pays ? Au bout d’un moment, on n’est pas dans la combine politique. Pour colmater des brèches que le gouvernement a ouvertes, on est en train de disperser des réponses qui ne donnent pas une vision d’avenir

Elle prend pour exemple la hausse du salaire des enseignants pour laquelle «elle se dit favorable». «Ça fait des années que je le demande, mais tout ça doit être vu dans une vision, pourquoi on le fait, comment, pour rattraper ? Ça n’a pas de sens. Du coup les enseignants disent très bien, mais une partie de leurs problèmes n’a pas été traitée parce qu’on n’a pas voulu entraîner dans une vision d’avenir. Pourquoi ont les augmente ? Dans quelle perspective on va ? Quel est leur métier pour l’avenir ?»

Invitée : Marie Noelle Lienemann – Territoires… par publicsenat

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