Europe, Presse, souveraineté populaire

L’Union européenne au cœur du débat de 2017 – L’Humanité

lundi 4 juillet 2016

GAËL DE SANTIS – LUNDI, 4 JUILLET, 2016 – L’HUMANITÉ

Le PCF organisait, jeudi, une soirée sur les contours d’une politique de gauche en Europe.

Autour de la table, l’Union européenne telle qu’elle est ne convainc pas. Anthony, Xavier, André, Valérie ou encore Maximilien participaient à la soirée sur l’Europe, jeudi soir, dans le cadre des rencontres organisées par le PCF pour aboutir à un pacte commun d’engagement entre forces de gauche pour 2017. Pour l’un « la construction européenne ne se fait pas en associant les peuples ». Pour l’autre, on doit « inverser les rôles pour donner un pouvoir plus grand au Parlement, élu, face à la Commission européenne ». André, lui, pense qu’il faut reprendre « le pouvoir qui est aux mains des banques ». Valérie, membre de Diem 25, le mouvement européen fondé par Yanis Varoufakis, dénonce la « stratégie de l’ennui » qui conduit à rédiger des directives illisibles. Elle réclame « un accès facile aux documents de l’UE ».

Des tables comme celle-ci, il y en avait une dizaine, jeudi, place du Colonel-Fabien à Paris. En petits groupes, la centaine de participants a pu ainsi formuler une riche liste de propositions concrètes qui devront être encore débattues pour nourrir le pacte d’engagement pour 2017 : Fonds européen de développement social et solidaire pour financer les investissements publics ; élection des gouverneurs de banque centrale ; création d’un smic européen ; harmonisation des cotisations pour lutter contre le dumping social, etc.

Après cet exercice en séance plénière, une série d’intervenants s’inspirent des débats en ateliers. C’est le député européen socialiste Emmanuel Maurel qui se livre en premier à l’exercice. L’ombre du Brexit plane. Le dirigeant de l’aile gauche du PS, heureux de voir les convergences possibles entre « communistes et socialistes » à l’heure où Manuel Valls creuse le fossé « entre deux gauches », constate que, dans toutes les consultations européennes, on observe une « fracture territoriale et de classe », avec un refus des politiques européennes de la part de « ceux qui subissent la mondialisation ». La priorité est donc la lutte contre le dumping. « Les politiques des agents néolibéraux ont plongé une partie de la population dans la misère », dénonce pour sa part Alberto Garzon, coordinateur fédéral d’Izquierda Unida. Le député européen Patrick Le Hyaric a dénoncé le fait que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, vient de souhaiter voir l’accord de libre-échange Canada-UE n’être pas ratifié par les parlements nationaux. Gilbert Garrel, de la fédération des cheminots de la CGT, a démontré, lui, l’inefficacité des politiques libérales européennes : « La quantité de fret transportée sur rail en France depuis l’ouverture à la concurrence a été divisée par deux. »

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