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Marianne Louis : Pour une gauche libre, je signe Maintenant la gauche….

samedi 15 septembre 2012

Je suis fière d’être socialiste, je veux l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan. 
Depuis les victoires des 6 mai et 17 juin, il existe en France une majorité de gauche sans précédent dans l’Histoire. La Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, les Régions, les Départements, les Villes: La gauche dispose des moyens nécessaires pour redresser et transformer durablement notre pays.

Nos concitoyens, salariés, jeunes, précaires, fonctionnaires, retraités, attendent beaucoup de nous, parce qu’ils sont touchés de plein fouet par la crise et ont, pour la majorité d’entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite.  En chassant le sarkozysme, responsable de « tant de brûlures et de blessures » (François Hollande, Bastille, 6 mai 2012), nous avons créé les conditions politiques pour redresser la France, combattre le chômage et les inégalités.

Pour la première fois depuis longtemps, le congrès qui s’ouvre peut être le moment intense de débats d’idées, d’échanges et de dialogue, délesté des batailles d’égos.
Je suis persuadée que le congrès de Toulouse pour être utile doit permettre le débat et l’action.
Cette fois, va-t-on réussir ?
Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ?
Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ?
Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?
 Ces interrogations, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever en France et en Europe. Ils ont mille fois raison.

Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique.  Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences.

Je veux une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

 Le débat. Le congrès est le temps de la présentation des  propositions, des orientations à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l’unité, il n’est pas à l’unanimisme.

 L’action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.

Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

Gouvernement, Parlement, Parti : chacun a son utilité dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements. A nous, au sein du Parti socialiste de relayer les réformes, de préparer l’opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une gauche libre.

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