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Mutation des nouvelles extrêmes droites européennes : un défi pour la gauche

mardi 28 janvier 2014

Par Gaël Brustier

Vous pouvez retrouver cette note d’analyse en ligne sur le site de la Fondation Jean Jaurès.

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A quelques mois des élections européennes, les partis d’extrême droite opèrent une structuration, à l’initiative d’Andreas Mölzer, député européen du FPÖ, qui a réuni différents partis le 14 novembre 2013, à Vienne, pour lancer une Alliance européenne pour la liberté. Gaël Brustier analyse cette évolution pour l’Ovipol.

 

 

 

Synthèse :

Le défi de Mölzer lancé à la gauche européenne : le dépassement des vieilles extrêmes droites ?

Andreas Mölzer, l’un des membres les plus radicaux du FPÖ, a entrepris de rassembler les partis d’extrême droite en Europe. L’objectif consistait à adapter le discours, l’idéologie et la conception de la société qu’ils ont développés jusqu’à présent afin que la nouvelle extrême droite, composée du FPÖ autrichien, du PVV néerlandais, du FN français, du Vlaams Belang flamand, la Lega nord italienne, forme un groupe au Parlement européen. L’Alliance européenne pour la liberté en est la synthèse et se distingue de l’Alliance européenne des mouvements nationaux menée par Bruno Gollnisch, plus « archéo ». En effet, l’Alliance européenne pour la liberté s’inscrit dans les cadres de l’Union européenne et entend défendre la transparence, le contrôle démocratique, la subsidiarité, la diversité mais aussi les « valeurs historiques, traditionnelles, religieuses et culturelles » des nations d’Europe.

Efficacité d’un programme ou rentabilité d’un univers d’images ?

Les partis d’extrême droite en Europe ont évolué suivant la mutation de la société tout en préservant les revendications patriotiques et nationalistes inhérentes à leur constitution. Durant l’Affaire Snowden, les partis d’extrême droite ont défendu les droits individuels de manière controversée. Concernant l’Union européenne, ils dénoncent le déficit démocratique et la gestion de la crise de l’euro pour renforcer l’échelon national et délégitimer l’action européenne. Ils empruntent, ainsi, des thématiques des autres partis pour élargir leur électorat. L’extrême droite européenne ne dispose pas d’un programme commun mais d’un ciment idéologique lié à l’hostilité envers l’islam.

Agir : un défi pour les socialistes, la social-démocratie et la gauche radicale en Europe

La refondation de l’extrême droite européenne, qui a intégré l’Union européenne dans son discours, représente une opération de conquête électorale. L’auteur plaide pour une repolitisation des questions européennes qui doivent être portées dans le débat public et se rapprocher davantage du citoyen.

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