Général, International

Syrie et armement chimique : comment la France peut faire entendre sa voix ?

mercredi 28 août 2013

ob_cf338a17756320b11be3892c326a0e31_imagescaej5dm4>>> Sur le Blog de Paul Quilès

 Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir aujourd’hui pour examiner un projet de résolution britannique «condamnant le massacre chimique de Damas perpétré par les forces du régime de Bachar Al-Assad et autorisant toutes les mesures nécessaires sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies pour protéger les civils contre les armes chimiques».Cette initiative britannique vise à amener la Russie et la Chine, qui ont jusqu’à présent soutenu le régime syrien dans sa répression sanglante, à cesser de paralyser l’ONU et à joindre leurs efforts à ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France pour empêcher le renouvellement du crime contre l’humanité que représente l’emploi de l’arme chimique.

La France, dépositaire du protocole de 1925 interdisant l’emploi des gaz de combat et initiatrice de la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique, doit faire entendre sa voix dans ce débat.

Je rappelle que cette convention, ratifiée par la quasi-totalité des Etats, à sept exceptions près, dont celle de la Syrie, impose à ses signataires de détruire tous leurs stocks d’armes chimiques, de renoncer définitivement à cette arme et de se soumettre à un mécanisme contraignant de contrôle international sur place du respect des engagements pris.

En complément de toute action qui serait prise pour sanctionner les auteurs du massacre de Damas et prévenir de nouvelles attaques chimiques, la France doit demander l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993.

Paul QUILES

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